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Une exposition de Laurent Grasso
au Musée du Jeu de Paume
mai-septembre 2012


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Musée du Jeu de Paume

Catalogue de l’exposition


Crédit photo
Romain Darnaud © Jeu de Paume

Laurent Grasso a conçu son exposition au Jeu de Paume autour de préoccupations qui traversent son travail : brouiller le rapport au temps et à la temporalité, rendre floue l’origine des objets montrés ; créer un dispositif d’exposition qui modifie l’architecture du lieu où elle est présentée ; interroger la perception du spectateur avec des situations qui ont une source documentaire, historique, mythologique mais qui contiennent un potentiel esthétique et fictionnel.

L'artiste appréhende ainsi la réalité par ses limites, convoque ce qui est connu ou familier, et questionne des problématiques très contemporaines.

Explorant les notions d’espace et de temporalité, Laurent Grasso aime l’idée de « créer une fausse mémoire historique », où dans un siècle, plus encore qu’aujourd’hui, il sera impossible de situer l’époque de création de ses œuvres, produisant ainsi une fausse archéologie du futur. Son travail est un voyage dans le temps qui dépasse définitivement l’actualité.

Pour l’exposition au Jeu de Paume, avec la vidéo, la sculpture, la peinture, le dessin, le dispositif, il s’intéresse à quatre idées : l’observation du ciel, la surveillance, les « fantômes politiques » et la beauté trompeuse.

Laurent Grasso manipule, souvent intentionnellement, l’image en imposant des perspectives uniques et inhabituelles à son sujet. Une perspective en perpétuel changement est au cœur de sa sensibilité esthétique : « L’idée est de construire un point de vue flottant, créant ainsi un décalage avec la réalité. Nous nous déplaçons d’un espace à un autre et c’est également la manière dont nous fabriquons des états de conscience. »