Communiqué de presse

La galerie chez Valentin propose du 10 septembre au 22 octobre 2005 “Density is not real”, la seconde exposition personnelle de l’artiste Éric Baudart.

Le travail d’Éric Baudart organise un jeu complexe et précis, une mise en abîme permanente du regard. Dans des photographies aux supports et aux formats très choisis et des sculptures aux matériaux inattendus, il nie le principe de réalité. Ses œuvres sont un questionnement permanent sur le processus. Le titre “Density is not real” reprend la notion abstraite de densité à la fois scientifiquement précise et paradoxalement abstraite. Au travers de cette série de nouvelles œuvres, Éric Baudart pose son univers minimal mais infiniment habité de détails.

Parmi les œuvres présentées à l’exposition…

“Cubikron” : scellé dans une structure de verre, un cube, fait de milliers de tiges de spaghettis, organise un savant paradoxe entre la trivialité du médium (des pâtes alimentaires), et l’aspect minimal de l’œuvre.

“Poussière, Swift” : photographies sous diasec de format important. Comme la série des “Marble’s gum” présentées dans sa précédente exposition, elle sont concues à partir de numérisation haute-définition. Dans leur première appréhension elles s’apparentent à un “Pollock” photographique à la fois direct et abstrait. Elles révèlent ensuite comme une seconde nature tous les détails microscopiques de la poussière (matières réduites à l’état de particule, minuscules insectes…).

“La Chapelle au caoutchouc” : un tirage ultra-brillant, épinglé par le haut au centre. Ses bords se replient naturellement de chaque coté de l’image d’une plante révèlant la nature irréel et sculpturale d’un caoutchouc.

Deux vidéos n’excédant pas quatre minutes, ce sont des prises directes du réel ou de séquences extraites de films. Elles sont une rupture nécessaire dans le processus de production de l’artiste.

Au-delà des apparences, le sujet d’Éric Baudart est l’image : une image construite et organique, par essence inédite, retranscrite sur tous médiums : une photographie sans vérité témoignant de la multiplicité potentielle du document, une image envisagée dans le “temps numérique”.