Graham Wilson

Né en 1987
Vit et travaille à New York, USA.


Expositions
  1. To rectify the situation

Biographie complète (fichier pdf)


Les peintures de Wilson forment un cycle qui commence avec ses « strip paintings ». A l’aide d’un décapant, l’artiste retire les couches épaisses de peinture qui forment la texture et la surface de ses tableaux. Wilson récupère et réaffecte la toile amincie et estompée, la coupe en bandes étroites qu’il imprègne par derrière d’une épaisse couche de peinture, et l'étend à nouveau sur le châssis de telle sorte qu’elles se croisent, se chevauchent et forment une nouvelle œuvre à la composition complexe. Peindre à l'arrière de l'œuvre. Le résultat est un réseau mnémonique dynamique, une œuvre nouvelle qui tend vers son passé tout en suggérant les propriétés génératrices d’un renouveau défini par l’effacement partiel et l’oubli.

Les trois autres types de peintures dont est composé ce cycle abordent la question de l’intentionnalité, de la production accidentelle, de la possibilité, et du contrôle. La « quilt painting », Dead Beat, constitue l’apogée de la série. Elle adapte la logique du « strip painting» en concevant d’une composition minutieuse de fragments de toile intimement cousus à la main. La « quilt painting » évoque le Lit de Robert Rauschenberg (1955), une « combine » constituée de son oreiller et de sa couverture tachée de peinture. Tout comme Rauschenberg Wilson inverse, le plan horizontal traditionnel de l’assemblage en faveur d’un accrochage vertical. De la même manière, le couvre lit en patchwork de Wilson peint une sorte d'autoportrait de l’artiste assemblant des fragments de son passé. Pour les tableaux diptyques « Alpha / Omega, » le sol de l'atelier de l'artiste devient le centre d’activité de l’œuvre: équipé d'une couche d’Isorel qu'il appelle la piste de danse, le sol amasse des éclaboussures de peinture et d’épais éclats de tailles différentes provenant des « strip paintings ». Alpha et Omega sont alors des impressions directes du passage du temps et des matériaux employés dans des œuvres antérieures. Ces diptyques rassemblent, respectivement, la peinture éclaboussée au hasard qui s'accumule sur la piste de danse, et les éclats de peinture délibérément groupés et amassés par l’artiste, sur lesquels la toile est posée face cachée. Par ce procédé d'impression inversée, chaque toile est dotée d’un rebord rigide qui la lie à son homologue.